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Mobike, géant chinois du vélo en Freefloating débarque à Paris

Et de quatre ! Après Gobee.bike, Obike et Ofo, c’est au tour du géant chinois Mobike de s’implanter à Paris avec ses vélos orange. Et cette implantation ne va pas faire dans la discrétion : 1000 vélos vont être déployés cette semaine et 3000 la semaine prochaine ! Et ce n’est qu’un début puisque l’opérateur chinois a indiqué son intention, par l’intermédiaire d’Etienne Hermite, directeur de l’opérateur pour la France, d’en installer encore plusieurs milliers. Pour le concept, rien de nouveau par rapport à ces prédécesseurs : on géolocalise, on déverrouille, on roule et on repose le vélo là où bon nous semble ! Mais qu’est-ce qui pousse tous ces opérateurs à s’implanter à Paris ? La question est d’autant plus d’actualité que les vélos de ses prédécesseurs n’ont pas été épargnés par le vandalisme (sur les 400 vélos déployés à Reims, 20 étaient encore en état de marche au moment où Gobee.bike a jeté l’éponge). Pour expliquer l’attrait de Paris pour ces opérateurs, on peut sans aucun doute parler les déboires du nouvel opérateur Vélib’Métropole très en retard sur son programme de déploiement occasionnant le mécontentement des usagers. La volonté de la mairie de Paris de tripler le nombre de déplacements effectuer à vélo n’est sans doute pas étrangère non plus à cette implantation massive puisque le développement du Free Floating augmente considérablement le nombre de vélos disponibles. Enfin, on peut mettre en avant le développement du réseau cyclable, même si celui-ci est loin d’être suffisant et sûr.

Mobike, qui dispose déjà d’une flotte de 8 millions de vélos, arrive donc sur le marché parisien avec des vélos conçus, selon son représentant français, pour durer 4 ans. Et c’est vrai qu’à Shanghai, berceau de la société, l’opérateur chinois a installé des vélos qui paraissent beaucoup plus solides avec des roues à bâtons et une transmission sans chaîne. De fait, ils sont robustes mais aussi plus lourds que ceux des concurrents. Par ailleurs, Etienne Hermite insiste sur le fait que la société Mobike est très « attachée à la maintenance et à l’entretien de leur flotte de vélos ». Concernant la place des vélos sur les trottoirs, monsieur Hermite insite sur le fait que la ville de Paris, avec 25000 emplacements spécifiques, manque clairement de places de parking pour vélos. Pour lui, il suffirait que la municipalité installe de nouveaux emplacements pour que les vélos soient correctement parqués.  Néanmoins, pas sûr que les français soient suffisamment disciplinés pour poser leur vélo à des emplacements bien définis… et cela risque de poser des problèmes de cohabitation sur les trottoirs avec les piétons.