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Le vélo inspire les entrepreneurs français

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Pas une semaine ne se passe sans recevoir un dossier de presse annonçant l’arrivée d’une nouvelle marque de vélo à assistance électrique “made in France”. Qui sont-ils, comment entendent-ils trouver leur place dans une marché déjà bien encombré ?

Arrivée d’une multitude de marques

Les créations de nouvelles marques de vélos ne manquent pas ces derniers mois. On a ainsi vu l’arrivée du Vélo Mad in France puis de Voltaire, Shift Bike, Ellipse sans oublier Ili Cycles et ses triporteurs à direction pendulaire, Angell Bike, 1886 Cycles, cavale ou Cycles Manivelle à Strasbourg sans oublier le retour des vélos de la Maison Tamboite initié par Frédéric l’arrière petit-fils du fondateur. On peut également ajouter Oklö, Coleen, vélo très haute de gamme, ou encore In Bô, spécialisée dans la fabrication de vélos en Bambou. Et cette énumération ne prend pas en compte les artisans cadreurs comme Victoire Cycles, Vagabonde ou encore Alex Singer qui poussent le luxe jusqu’à fabriquer leur cadre en France (comme Manivelle et Ili Cycles d’ailleurs).

Vélos sur mesure

Pour ces derniers, le simple fait de concevoir et de réaliser leurs propres cadres leur assure déjà une spécificité importante pour se démarquer de la concurrence. De plus, tous leurs produits sont effectués sur-mesure. De la haute couture en quelque sorte qui leur permet de sortir leur épingle du jeu. Ils s’adressent à des amoureux de la petite reine pour qui le vélo ne constitue pas seulement un moyen de déplacement. Pour leurs clients, le vélo c’est une passion et ils sont prêts à dépenser sans compter pour s’offrir un objet unique taillé pour eux.

Le renouveau du secteur

Mais qu’en est il de marque comme Mad in France, Voltaire, Angell Bike, Shift ou Petite Reine qui tentent de percer sur un secteur en forte croissance, mais qui est déjà bien encombré? Leur projets sont ils amenés à vivoter. Rien de moins sûr. En effet, on peut constater que toutes ces jeunes marques se présentent sur le marché avec des projets murement réfléchis et déjà bien ficelés. Nous sommes ici bien loin des pseudo entrepreneurs qui, il y a dix ans de cela, partaient en Chine chercher des vélos quelconque en espérant faire fortune sur le marché français. Nombre d’entre elles ont d’ailleurs disparue, le marché ayant fait le ménage par lui-même.

Le Vélo Voltaire bénéficie d’une ligne très élégante

Petite série, grande passion

Aujourd’hui, tous les néo entrepreneurs dans le secteur du cycle ont réellement à cœur de favoriser l’utilisation de la bicyclette dans les déplacements du quotidien. C’est la raison pour laquelle ils proposent des produits capables de répondre aux besoins de sécurité voulu par les utilisateurs tout en leur procurant un maximum de plaisir. Les vélos Reine Bike et Voltaire dispose ainsi d’un feu stop, très utile en ville. On trouve également des systèmes de de géolocalisation, de verrouillage connecté ou encore des alarmes sans oublier des services de remplacement en cas de vol. D’autres comme Shift Bikes et Ellipse misent en priorité sur la fiabilité du produit et le confort de roulage mais aussi la polyvalence d’usage. Et bien sûr, ils tentent de se démarquer de ce qui existe déjà par des designs personnels, qui sortent de ce que l’on trouve déjà en grande quantité sur le marché.

Le Reine Bike est disponible en version Classic ou connectée

Des vélos assemblés en France

Pour ces jeunes marques, financés sur fonds propres ou par le biais de plateforme de financement participatif, il est aujourd’hui impossible de proposer une grande quantité de vélos et du vrai made in France en raison des coûts bien trop élevés. En revanche, tous ces nouveaux acteurs insistent sur le fait que leurs produits sont assemblés en France via des collaborations avec de grands assembleurs hexagonaux comme Arcades Cycles et la MCF ou encore des grandes entreprises industrielles comme SEB pour l’Angell Bike.

Des ventes en direct

Pour réduire au maximum le prix de vente de leur vélo, la plupart de ces nouveaux acteurs optent également par de la vente en direct avec beaucoup de pré-réservation ce qui leur permet de financer leur production initiale, via leur site internet. Cela limite le nombre d’intermédiaire. Ils peuvent également proposer comme le fait Reine Bike, de la vente directe à domicile sur réservation.

Quel avenir ?

Difficile de prédire aujourd’hui quelle sera leur chance de survie. Néanmoins il est intéressant de voir à quel point l’univers du cycle stimule la créativité des entrepreneurs français qui sont prêts à mouiller la chemise pour défendre leur projet afin de nous faire monter sur de beaux vélos connectés et agréables à rouler. Alors pourquoi ne pas consommer local afin de soutenir le développement de ces jeunes entreprises ?