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Ca bouchonne à vélo !

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Cela n’étonnera personne, mais depuis le déconfinement, le vélo connaît un usage exponentiel partout sur le territoire : +33 % en milieu urbain (jusqu’ à +65 % à Paris), et +19 % en milieu périurbain et rural et on ne peut que s’en réjouir ! Mais cela ne va pas sans occasionner quelques problèmes sur les pistes cyclables françaises qui commencent à saturer. C’est ce qui ressort de l’analyse des données compilées par l’application Géovélo, spécialisée dans le calcul d’itinéraires à vélo.

Une minute d’arrêt par km à Paris et Lyon

Il ressort de cette analyse que la fluidité du trafic s’est dégradée en septembre malgré le développement des coronapistes. Les temps d’arrêt lors des déplacements à vélo ont augmenté en moyenne de +7%. Paris et Lyon, villes les plus denses en termes de population, sont naturellement celles à la circulation est la plus hachée pour les cyclistes : près d’ 1 minute d’arrêt par kilomètre parcouru, contre 35 secondes pour Nantes, Toulouse ou Rennes.

Baisse de la vitesse moyenne

Qui dit bouchon dit naturellement baisse de la vitesse moyenne de circulation. Là encore, Paris et Lyon sont les villes où la vitesse moyenne est la moins élevée : On roule ainsi à 13 km/h à Paris et 13,5 km à Lyon contre une moyenne comprise entre 15,5 et 16,5 km/h à Nantes, Toulouse et Rennes. Cette baisse de la vitesse moyenne entraine naturellement une hausse du temps de trajet moyen : 25 minutes à Paris contre 20 minutes à Lyon, Toulouse, Rennes et Nantes, alors que les distances moyennes sont quasiment identiques : 6,5 km pour Lyon, jusqu’à 7,5 km pour Toulouse et Rennes, et 7 km à Nantes et Paris.

La congestion du trafic, une bonne nouvelle ?

Si les usagers de la petite reine peuvent parfois se sentir frustrés par ces arrêts intempestifs et la baisse de leur vitesse moyenne, pour Antoine Laporte Weywada de chez Géovélo, “ce phénomène de congestion sur les pistes cyclables de certaines villes constitue une bonne nouvelle. C’est la preuve de l’ avènement des modes de déplacement doux entraîné par la crise sanitaire, et levier de futurs développements urbains en leur faveur !” poursuit-il. La crise sanitaire, en accélérant la création de pistes cyclables permettant de résoudre les problèmes de discontinuité si souvent décriés par les navetteurs, a favorisé le développement de l’usage de la bicyclette. Ces nouveaux aménagements sont aussi à l’origine de l’augmentation des distances moyennes et du développement du VAE, qui permet de réaliser facilement de plus longs trajets au quotidien.