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Angell, une aventure industrielle de dingue

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Fortes chaleurs pollution bruit, on rêve tous de réinventer la ville pour offrir un cadre de vie plus apaisé aux citadins. Encore faut-il être en mesure de proposer des solutions viables et sécuritaires pour inciter les automobilistes à troquer leur voiture au profit d’autres moyens de transport pratique, élégants et rapides…

On aimerait tous créer un monde idéal, Marc Simoncini et les membres de son équipe aussi… Dès la fin de l’année 2016 ils sont persuadés que le VAE constitue l’outil idéal pour transformer la ville. Encore faut-il que celui-ci sûr dans son usage et difficile à voler pour lutter contre les deux freins principaux à l’achat d’un vélo : le danger et la peur du vol.

Marc Simoncini et John Mollanger, nouveau CEO d’Angell, lors de la conférence de presse annonçant, entre autres, l’arrivée de la gamme Cruiser

Fabriquer en France a un coût que nous assumons

Pendant trois ans, ingénieurs, désigner travaillent donc sur le tout premier vélo Angell avec un cahier des charges précis : un vélo design, léger, électrique, difficile à voler et fabriqué en France. « On pensait alors être en mesure de fabriquer nos vélos dans un atelier monté spécialement pour cela, raconte Marc Simoncini. « Mais très vite, le nombre des pré-commandes a dépassé nos capacités et il a fallu trouver un partenaire, et ce fut SEB près de Dijon.

Fabriqué en France, c’est à dire ?

Les vélos Angell ne sont pas simplement assemblés en France mais bien fabriqués dans l’hexagone. C’est dans la fonderie Bélier, près de Bordeaux, que sont moulés les 5 éléments du cadre Angell avant d’être assemblés à la main par un système de collage. Le cadre est ensuite peint à Rochefort.

Les cartes électroniques et les applications mobiles permettant le fonctionnement du vélo sont quant à elles conçues près de Toulouse. C’est ensuite chez SEB, près de Dijon que le vélo est assemblé.

Trois années compliquées à gérer

De bien belles ambitions qui vont être plombées par l’arrivée du Covid. Cette pandémie, totalement imprévisible, va occasionner de nombreux retards dans la chaine de production mais aussi dans la réalisation des tests produits. « Lorsque nous lançons le premier vélo, trop rapidement mais nous n’avions pas le choix, nous avons un vrai déficit en matière de test et il faut bien le reconnaître, notre vélo a souffert de nombreux problèmes de fiabilité » reconnaît Marc Simoncini qui poursuit son mea-culpa en reconnaissant une erreur de stratégie en proposant un vélo sans garde-boue, porte-bagages. « Nous avons axé notre communication sur toute la technologie intégrée dans le vélo mais, finalement, le consommateur s’en fout. Ce qu’il veut c’est un vélo pratique à utiliser au quotidien, et protéger contre le vol » conclu l’investisseur.

72% des acheteurs de vélos Angell sont des primo accédants

Marc Simoncini

De nouveaux vélos pour faire taire les mauvaises langues

Touché par toutes les critiques accumulées par son vélo, qui a néanmoins été vendu à 5000 exemplaires, le chef d’entreprise est d’autant plus motivé à l’idée de proposer une nouvelle version exempte autant que possible de tout défaut. Avec les responsables de chez SEB, ils revoient les processus de fabrication d’assemblage en améliorant 100 points sur le vélo ce qui nous a permis de diviser par 10 le taux de maintenance sur la modèle S, plus petit que le M, lancé en 2021.

On a beau tout mettre en œuvre pour améliorer les process de fabrication et éviter les défauts, on n’est jamais à l’abri de monteur de pédales confondant droite et gauche…

Marc Simoncini

Lancement de nouveaux vélos

Fort d’une expérience et d’une maturité acquise en commun avec son partenaire industriel SEB, Angell lance aujourd’hui deux nouveaux modèles, moins sportifs que les précédents, le Cruiser et le Cruiser S. Si on reconnaît bien le style de la marque avec ce système de batterie unique et sa conception mono vitesse, ces deux modèles misent clairement sur la polyvalente et le confort.

Une partie du prix s’explique par le fait que ces vélos sont fabriqués en France avec entre autres un cadre collé fabriqué en France

Marc Simoncini
Avec son guidon cintré, le Cruiser offre une position de pilotage moins sportive que celle du modèle Rapide

Angell Cruiser, confort et polyvalence

Ils sont donc équipés de série (Eh oui, on apprend de ses erreurs) de garde-boue, porte-bagages et béquille. On retrouve également toute la partie sécuritaire avec éclairage intégré, clignotant, alerte de chute et surtout toute la partie anti-vol avec alarme visuelle et sonore, verrouillage automatique et géolocalisation. Au niveau de la partie électrique, on conserve la petite batterie amovible (ce qui est très pratique pour recharger sans devoir monter son vélo dans l’appartement) offrant entre 40 et 60 km d’autonomie. « Pourquoi faire plus, demande le co-fondateur d’Angell. Notre vélo est destiné à parcourir une dizaine de kilomètres par jour. C’est donc suffisant. Et il est suffisamment léger pour s’utiliser sans assistance si besoin !« 

Angell Back, vélo volé, vélo remplacé

Sûr de sa technologie antivol qui, d’après les données recueillies auprès des assureurs, permet aux vélos Angell d’être trois fois moins volés que les autres VAE, la société Angell n’hésite pas à mettre en place la garantie Angell Back. Offerte à tout acheteur de vélo Angell cette garantie assure le remplacement automatique du vélo en cas de vol (sous certaines conditions : que le vélo soit attaché et que les systèmes de sécurité Angell soient activés) pendant deux ans.

Notre technologie anti-vol fonctionne au point qu’on est prêt à la garantir

Marc Simoncini

Lancement des pré-commandes

Les deux nouveaux vélos Cruisers sont d’ores et déjà disponibles à la pré-commande sur le site de la marque au prix de 3490 €. Ils sont également visibles dans le nouveau Pop-up ouvert 12 rue des Filles du Calvaire, 75003 dans le quartier du Marais à Paris. Les anciens modèles Rapide M et S restent au catalogue au prix de 2290 €.

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